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GRANDIR À TRAVERS LES ÉPREUVES (2ᵉ PARTIE)Voir au-delà du tumulte...

  • Photo du rédacteur: Farah Valmont
    Farah Valmont
  • 15 déc. 2025
  • 3 min de lecture
Dieu agit en nous avec puissance. Et quand nous lui demandons quelque chose, il peut faire beaucoup plus !
Dieu agit en nous avec puissance. Et quand nous lui demandons quelque chose, il peut faire beaucoup plus !

Comme mentionné dans l’article précédent, Cheminement spirituel : grandir à travers les épreuves (première partie), il est facile, lorsque la douleur survient, de se laisser aveugler par l’intensité des circonstances. L’épreuve absorbe le regard, ferme l’horizon, et donne l’impression que l’avenir s’est rétréci à un couloir sans issue. Les difficultés prennent alors la forme d’un labyrinthe, où chaque pas semble ramener au point de départ.

Proverbes 31:30 (LSG) : « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée. »
Proverbes 31:30 (LSG) : « La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée. »

Pourtant, avec le temps, l’eau agitée finit par se calmer. Les nuages gris se dissipent. Ce qui paraissait confus devient lisible. La clarté ne vient pas toujours immédiatement, mais elle vient presque toujours après la tempête.

Au fil de mon propre cheminement, j’ai compris une vérité dérangeante mais libératrice : la méchanceté recèle presque toujours une part d’ignorance. Cette idée, exprimée par Jésus lorsqu’il dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », (Luc 23:34) est aussi véhiculée par Socrate et Platon, pour qui le mal n’est jamais un choix pleinement éclairé, mais le fruit d’une méconnaissance du bien.

L’homme qui blesse ne mesure pas toujours la portée de ses actes. Il agit souvent à partir de ses propres manques, de ses peurs, de ses blessures non reconnues. Comprendre cela ne justifie pas le mal, mais cela empêche qu’il nous détruise intérieurement. 

“L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.” (1 Corinthiens 10, 13)
“L’épreuve qui vous a atteints n’a pas dépassé la mesure humaine. Dieu est fidèle : il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces. Mais avec l’épreuve il donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter.” (1 Corinthiens 10, 13)

Les épreuves m’ont également appris à regarder la générosité humaine avec plus de discernement. Car toute générosité n’est pas pure. Certains donnent pour contrôler ou dominer. D’autres donnent parce que l’autre leur ressemble, ou appartient à leur cercle. Certains encore donnent dans l’attente d’un retour, d’une reconnaissance, ou d’une admiration silencieuse. La vérité est que la vraie générosité est dépourvue d’intention. Elle ne calcule pas, ne réclame pas, ne se souvient même pas de ce qu’elle a donné. Elle agit, puis s’efface. Cette prise de conscience peut être douloureuse, mais elle libère d’une naïveté qui expose inutilement.

Mes épreuves m’ont surtout enseigné la valeur du pardon. Non pas comme un discours moral, mais comme une nécessité vitale pour grandir spirituellement et émotionnellement. Le pardon n’est pas un acte intellectuel. Il est un ressenti profond. On sait qu’on a pardonné lorsqu’un poids se retire de la conscience, lorsqu’une paix silencieuse s’installe, lorsqu’on n’a plus besoin de se justifier intérieurement. Le pardon suit un chemin précis :

  • L’acceptation, de soi-même et de l’autre tel qu’il ou elle est, sans illusion.

  • Le détachement, pour regarder la situation avec clarté et objectivité.

  • Le lâcher-prise, qui consiste à accepter que le temps et la vie poursuivent leur œuvre de guérison.

Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés; pardonnez et vous serez pardonnés.Luc 6:37
Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés; pardonnez et vous serez pardonnés.Luc 6:37

Pardonner, ce n’est pas oublier. C’est refuser de rester prisonnier. Quand les épreuves révèlent Avec le recul, j’ai compris que toutes ces circonstances, aussi douloureuses soient-elles, se sont imbriquées et organisées avec une précision troublante. Elles m’ont révélé non seulement le vrai visage de certains, mais surtout le mien.

L’épreuve agit comme un miroir sans complaisance. Elle retire les masques, les attentes irréalistes, les attachements excessifs. Elle oblige à revenir à l’essentiel.

Peu à peu, je compte aussi reprendre certaines pratiques simples mais profondément réparatrices : dialoguer avec le divin à voix haute, sous la douche, au petit déjeuner, dans les moments ordinaires.  Formuler des vœux, non pas comme des exigences, mais comme des élans du cœur. Ces gestes modestes créent un espace intérieur. Un lieu de silence, de vérité, et de présence. 

ValmontConsultant
ValmontConsultant

Grandir à travers les épreuves ne signifie pas les aimer, ni les minimiser. Cela signifie accepter qu’elles puissent devenir des passages, et non des prisons. Avec le temps, ce qui semblait vouloir nous briser finit parfois par nous révéler. Et ce que nous pensions avoir perdu devient souvent le point de départ d’une version plus lucide, plus libre, plus consciente de nous-mêmes.


Farah-Louka Valmont, Psychologue 

Weber Joujoute, écrivain.

 
 
 

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